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SIPA/EUROPE 1
Javier Monjas - 18/11/2012 - 12:27 PM   GMT+01:00

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Le 31 octobre, le CCIF lançait sa dernière campagne sur le thème "Nous (aussi) sommes la Nation". Destinées à "combattre les idées reçues à l'égard des Français musulmans", les trois affiches de la campagne mettaient en scène, l'une des photos d'identité d'hommes et de femmes dont certaines portant un voile sur leur cheveux, l'autre une famille française où la mère porte le foulard, la troisième revisitant la scène historique du Jeu de paume, avec des représentants des trois religions monothéistes.

Mais alors que le CCIF espérait bien diffuser ces affiches dans les couloirs du métro parisien, Média Transports, la régie publicitaire de la RATP, y a opposé son refus. "Le caractère confessionnel des visuels ne peut être contesté en ce que les trois visuels utilisent des signes religieux", s'est justifié le PDG de Média Transports, Gérard Unger, dans une lettre au CCIF. D'autre part, a-t-il expliqué, "le slogan 'Nous sommes la Nation' et l'utilisation d'un emblème de la nation française qu'est le drapeau français relèvent du politique et d'une revendication politique". Et d'invoquer "les obligations de neutralité et de respect de laïcité" incluses dans le contrat qui lie la régie publicitaire à la RATP.

Des explications qui font bondir le CCIF. "Ce n'est pas une campagne politique mais citoyenne", affirme un des responsables de la campagne à Sipa. "Il s'agissait simplement de déconstruire des clichés liés aux musulmans et d'affirmer qu'on peut être à la fois musulman et citoyen français". Quant au prétendu message religieux, le CCIF argue qu'il s'agit "de lutter contre l'islamophobie, en aucun cas de faire du prosélytisme".

Pour le CCIF, ce refus s'inscrit "dans un contexte où le système médiatico-politique stigmatise les musulmans". Le collectif en veut pour preuve les récentes unes d'hebdomadaires comme L'Express ou Le Point, représentant des femmes voilées, qui n'ont eu aucun problème à se voir afficher dans les couloirs du métro parisien. "On en conclut que quand il s'agit de mettre une musulmane voilée dans une position de soumission ou de danger, ça ne pose pas de problème, mais quand il s'agit d'en montrer une image normale, épanouie, ça gêne", explique le CCIF à Sipa. S'estimant "lésé" par le refus de Media Transports qui a empêché sa campagne d'avoir l'impact souhaité, le collectif n'exclut pas un recours juridique.


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